« Toujours croire en ses rêves » Interview croisée

« Toujours croire en ses rêves »

Ils sont au Saint-Etienne Handball depuis juillet 2022 et viennent tous les deux de La Réunion. Olivier Ah-So et Gauthier Gardenat, 22 ans, étoiles montantes du handball stéphanois, sont inséparables. Interview croisée, destins liés.

Olivier Ah-So Gauthier Gardenat

Tout a donc débuté à La Réunion ?

Oui, c’est ça… J’ai commencé le hand à 4 ans au club de Saint-Benoît. Mon père pratiquait ce sport… Je l’accompagnais tout le temps sur les terrains, j’avais toujours un ballon à la main. Pour moi, c’est à 8 ou 9 neuf ans, je ne sais plus trop… A Saint-Gilles-Les-Hauts, pas très loin du club d’Olivier. On était voisins… Mon grand frère jouait, j’allais voir tous ses matches, l’envie est venue comme ça.

Vous jouiez l’un contre l’autre ?

Oui, c’est arrivé… Mais à partir du moment où on a intégré le Pôle Espoirs pendant l’adolescence, on était plus coéquipiers qu’adversaires. En moins de 16 ans, je me souviens d’un match à Saint-Benoît, contre lui… C’était chaud… Comme un derby. Un petit derby…

 

Qu’est-ce qui vous plait le plus dans ce sport ?

C’est un vrai collectif… Sans osmose, vous ne pouvez pas aller loin. On défend tous, on attaque tous. Au foot, c’est différent, à certains postes, tu n’es pas obligé de te donner à 100% en défense et inversement. Au hand, tu n’as pas le choix. Tu dois être bon partout. La solidarité. Si les joueurs ne sont pas solidaires, tu ne peux pas avancer. C’est la base de tout.

Olivier, vous êtes ailier gauche, Gauthier est pivot. Quelles sont les qualités nécessaires pour pouvoir bien figurer à ces deux postes ?

Il faut savoir anticiper les phases défensives et avoir une gamme de shoot la plus large possible.

Pivot, c’est un poste très physique… Il faut savoir mémoriser les schémas tactiques. Le ballon peut arriver à tout moment. On reçoit et on donne beaucoup de coups (rires). Avant je jouais demi-centre (rires)… Je ris parce que ce poste, c’était mon préféré, je rêvais d’y faire carrière quand j’étais gamin. C’est à 13 ans que je suis devenu pivot. J’étais en sélection réunionnaise et il y avait trop d’arrières… Je ne regrette pas mais si on me fait jouer demi-centre, je dis banco (rires)… Le poste de demi-centre, c’est le jeu… C’est celui qui voit tout.

Après le Pôles Espoirs, vous quittez La Réunion pour la Métropole. Là, vous vous retrouvez loin l’un de l’autre…

Effectivement, j’ai atterri à Dunkerque, lui à Nîmes. Ce n’est pas la première fois que je quittais La Réunion. J’ai été repéré en sélection de jeunes… A Dunkerque, je suis resté deux ans et j’ai goûté à la Première division. C’est un niveau de dingue… Chaque joueur est au top, il n’y a aucune faille.

Moi, c’est ici, à Lyon, que j’ai été repéré…

Attention, ici, on n’est pas à Lyon…

(Rires)… En effet… J’ai été repéré par Nîmes lors d’un tournoi dans lequel il y avait beaucoup de recruteurs. J’aurais pu rejoindre d’autres clubs, mais à Nîmes, je savais qu’il y avait le soleil. Puis, je suis parti à Hazebrouck, pas très loin de Lille… Avec Olivier, on s’est retrouvés, les deux villes sont proches l’une de l’autre.

Et comment êtes-vous arrivés à Saint-Etienne ?

Quand Gauthier a signé, il m’a proposé de le rejoindre. J’ai envoyé une vidéo à l’entraîneur. On m’a présenté le projet et j’ai donné mon accord. Après Hazebrouck, je suis rentré un an à La Réunion, ça me manquait… Puis, j’ai voulu à nouveau tenter ma chance au haut niveau. J’ai posté une annonce sur Handball Transferts et j’ai envoyé des mails à tous les clubs de N1 et N2. Peter (Gerwert, NDLR), l’entraîneur de Saint-Etienne, m’a contacté et rebelote… Il me connaissait, je lui avais envoyé des vidéos.

Et depuis, comment jugez-vous votre expérience stéphanoise ?

Il y a un manque oui, c’est sûr… Les repas, la plage (rires)… La famille. Mais on y retourne régulièrement pendant les vacances… Nos proches viennent aussi. On vit une belle expérience et on s’est adaptés très vite grâce au bel accueil qu’on a reçu. De manière très positive… J’avais entendu dire que Saint-Etienne était la pire ville de France. Aujourd’hui, je peux dire que c’est faux. La famille me manque, c’est sûr, mais c’est une bonne chose, au bout du compte. C’est une expérience que je conseille aux jeunes handballeurs réunionnais.

Quand on est un jeune handballeur prometteur, l’ambition, c’est de jouer au plus haut niveau ?

Quand on petit, on rêve d’être pro… C’est toujours un but mais je suis plus focalisé sur l’instant. Pour espérer évoluer à l’échelon le plus élevé, il faudra que je progresse sur la répétition des efforts. Avec du travail, tout peut aller vite… On ne sait jamais. Il ne faut jamais rester sur ses acquis. Il ne faut pas avoir de regrets. Si tu es bon à un endroit, tu seras automatiquement mis en valeur.

Quels sont les joueurs qui vous ont marqués ?

Evidemment… Moi, je dirais Michaël Guigou. Cédric Sorhaindo. Il y a Jackson Richardson forcément…

Que diriez-vous à un enfant pour le convaincre de jouer au hand ?

Je lui dirais de jouer au foot, il y a plus d’argent (rires). La clef, c’est le plaisir que tu prends sur le terrain. Et le hand est un sport dans lequel on peut en prendre. C’est ce qu’on dit à nos moins de 11… On entraîne une équipe ensemble ici. Le plaisir, c’est la base de notre discours. Il ne faut pas se forcer à faire quelque chose, ça me parait évident.

Et comment se passe la cohabitation avec les jeunes que vous encadrez ?

Quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Et inversement, ça fonctionne bien. Je me revois quand j’étais petit, quand j’avais tout le temps un ballon à la main.

On adore transmettre. Voir un jeune progresser, c’est top, très franchement. Cela nous donne des idées pour la suite, sait-on jamais…

Dernière question : vous avez appris à dire « Allez les Verts » ?

Propos recueillis par Xavier Cerf

 

Photo : prisca_photography

N2 : l’interview d’après match #18

Samedi soir (24 fév.), c’est Dijon, réserve de l’équipe professionnelle de Liqui Moly Starligue, qui se déplaçait à Maisonnial. Nous avons recueilli la réaction de Peter Gerwert :

 

Quelle victoire ! Quel spectacle ! On imagine que le groupe et toi êtes satisfaits ?

Peter Gerwert : Oui. Sur la partie offensive, je suis plutôt satisfait du collectif. On a bien travaillé cette semaine et on a récolté les fruits de ce travail sur ce match face à Dijon.

On a retrouvé beaucoup de projection vers l’avant, avec l’envie de jouer vite et juste. En inscrivant 48 buts, ça a été le cas.

 

C’est un bon rebond après la défaite de la semaine dernière à St Priest ?

P.G. : On avait à cœur de se racheter après cette défaite contre St Priest. Et si nous avons la volonté de rester dans le haut du tableau, il nous faut gagner ces matchs.

 

Le prochain match est ce samedi (2/03) à Beaune, une équipe du podium. Il faudra se méfier ?

P.G. : Dès aujourd’hui (ndlr : lundi), on va commencer à préparer le déplacement à Beaune. On sait déjà que ça va être un match très engagé. Nous n’avons pas le droit à beaucoup d’erreurs, si on veut espérer faire un résultat chez eux. C’est toujours une salle où il est compliqué d’aller s’imposer.

 

Photo : prisca_photography

 

 

N2 : l’interview d’après match #15

Samedi soir (03 fév.), pour la reprise du championnat en 2024, les Verts, pour ce soir-là vêtus en noir et or, se déplaçaient à St Genis Laval. Nous avons recueilli la réaction de Peter Gerwert:

 

Peux-tu nous présenter le déroulé du match ?

Peter Gerwert : On fait une entame de match sérieuse, avec beaucoup d’application. Je trouve que les gars ont été performants en attaque, mais on a eu du mal à contenir les offensives de St Genis, ce qui explique que le score soit resté serré toute la mi-temps.

En seconde mi-temps, on revient avec la même envie. La partie est restée équilibrée, mais on a su rester en tête au score jusqu’à la fin. Pour cela, je félicite les joueurs.

 

C’était un match de reprise, il y a de nouveau deux semaines sans match. Est-ce difficile de reprendre le rythme des matchs ?

P.G. : C’est notre premier match en championnat depuis le 8 décembre, ça a été long. On s’est beaucoup entrainé, mais rien ne vaut la compétition. On s’entraine pour ça et je suis content, le travail paye. On reprend la deuxième partie de saison par une victoire.

Même si nous avons encore un week-end de coupure, on est impatient d’enchainer les matchs pour retrouver beaucoup de rythme.

 

En revenant de ce déplacement, vous avez fêté l’anniversaire surprise d’Olivier (Ah-So) au gymnase. Ce groupe vit bien ?

P.G. : Oui, nous avons fêté l’anniversaire d’Olivier, ça a été un super moment. Mais c’est toujours un plaisir d’être avec l’équipe. Le groupe travaille bien, et il vit aussi très bien.

 

 

N2 : l’interview d’après match #21

Samedi soir (13 mai), les Verts de la N2 se déplaçaient sur le terrain de l’équipe de St Flour. Nous avons recueilli la réaction de Peter Gerwert :

 

Quelle victoire ! J’imagine une grande satisfaction pour le groupe ?

Peter Gerwert : Oui, on a fait un match sérieux. On a joué dans une ambiance particulière face à une équipe déjà condamnée à la relégation.

 

C’est une large victoire, quels ingrédients les joueurs ont-ils mis pour cela ?

P.G. : Nos adversaires avaient envie de bien faire mais on est resté concentré, efficace en attaque. Cela explique qu’on ait rapidement pris plusieurs longueurs d’avance.

Le match était aussi particulier pour Tim, Clovis et Pierre car ils jouaient à St Flour avant d’arriver à St Etienne. Les trois ont fait un très bon match face à leurs anciens coéquipiers.

Je félicite les gars pour leur sérieux dans un contexte qui aurait pu les faire déjouer.

 

Il reste un match, à domicile contre Villeurbanne (20 mai). L’objectif est la victoire avant de célébrer la fin de cette saison ?

P.G. : Il nous reste une rencontre cette saison et on a à cœur de finir par une victoire dans notre salle où seule l’équipe de Grenoble est venue gagner cette saison.

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